Du 27 oct. 2026 au 31 oct. 2026, le terme solaire correspondant du Nijūshi Sekki (24 termes solaires) est 霜降(Soukou), et la micro-saison correspondante du Shichijūni Kō (72 micro-saisons) est 霎時施(Kosame tokidoki furu).
Que signifie « Kosame tokidoki furu » (霎時施) ?
« Kosame Tokidoki Furu (霎時施, Pluies légères et intermittentes) » est l'une des Shichijūni Kō (72 micro-saisons), ce calendrier japonais traditionnel qui divise l'année en 72 périodes saisonnières finement distinguées. Il s'agit de la deuxième micro-saison du Sōkō (霜降, Descente du givre), lui-même l'un des Nijūshi Sekki (24 termes solaires), et cette période s'étend généralement du 28 octobre au 1er novembre. Le mot « kosame » désigne une averse brève ou une pluie fine, et ce nom évoque l'idée que « la saison est venue où tombe de temps en temps une pluie légère ». Les Shichijūni Kō constituent un ancien système calendaire japonais qui découpe l'année en 72 courtes saisons d'environ cinq jours chacune. Ce calendrier témoigne du sens aigu de l'observation de la nature propre au peuple japonais, ainsi que de son attachement profond aux changements subtils qui rythment le cours de l'année. Durant la période de « Kosame Tokidoki Furu », l'automne qui s'avance apporte des pluies fraîches de plus en plus fréquentes sur l'ensemble du Japon. Dans les montagnes, les couleurs automnales atteignent leur apogée, et les feuilles gorgées de pluie resplendissent de rouges, d'oranges et d'ors éclatants, offrant des paysages à couper le souffle. L'air vif et limpide fait se découper les crêtes des montagnes avec une netteté saisissante sur le ciel — faisant de cette saison l'une des plus propices à la photographie et à la contemplation des feuillages d'automne. La pluie fine qui tombe en cette saison est souvent appelée « shigure » (時雨), un terme longtemps chéri dans la poésie japonaise traditionnelle — waka et haïku notamment —, où il symbolise à la fois la beauté et la mélancolie de l'automne. La langue japonaise recèle de nombreuses expressions pour désigner les différentes nuances du « shigure », telles que « kita-shigure » (北時雨, « averse automnale du nord ») ou « mura-shigure » (村時雨, « averse locale et dispersée »), autant de témoignages de la sensibilité remarquable avec laquelle les Japonais ont observé et célébré le monde naturel. Dans la vie moderne, les occasions de prêter attention aux changements de saison se font de plus en plus rares. Pourtant, à travers les noms évocateurs des Shichijūni Kō — comme « Kosame Tokidoki Furu » —, nous pouvons redécouvrir le riche patrimoine naturel du Japon ainsi que les traditions culturelles qui en sont nées.