Du 22 déc. 2026 au 26 déc. 2026, le terme solaire correspondant du Nijūshi Sekki (24 termes solaires) est 冬至(Touji), et la micro-saison correspondante du Shichijūni Kō (72 micro-saisons) est 乃東生(Natsukarekusa shozu).
Que signifie « Natsukarekusa shozu » (乃東生) ?
« Natsukarekusa Shōzu » (乃東生) est l'une des soixante-douze micro-saisons (七十二候, Shichijūni Kō) du calendrier saisonnier traditionnel japonais. Elle correspond à la première micro-saison de la période du solstice d'hiver (冬至, Tōji) et tombe généralement chaque année entre le 22 et le 26 décembre environ. Le terme « 乃東 » (natsukarekusa) est une ancienne appellation de la brunelle commune (Prunella vulgaris, ウツボグサ en japonais), une plante de la famille des Lamiacées. Comme elle se flétrit durant l'été, on la connaît également sous le nom de « 夏枯草 » (natsukarekusa, littéralement « herbe flétrie par l'été »). Malgré cette association avec le déclin estival, cette plante a la particularité remarquable d'être l'une des premières à germer aux alentours du solstice d'hiver. Ainsi, « Natsukarekusa Shōzu » désigne littéralement la saison où cette plante commence à faire pousser de nouvelles pousses. Le solstice d'hiver correspond au jour le plus court et à la nuit la plus longue de l'année. Tout au début de la rude saison hivernale, alors que la nature semble figée et endormie, la discrète apparition de jeunes pousses de brunelle est depuis longtemps considérée comme le symbole d'une vérité naturelle profonde : c'est au cœur même du yin (陰) le plus intense que naissent déjà les premiers frémissements du yang (陽). Le système des soixante-douze micro-saisons est une création propre au Japon, qui subdivise chacun des vingt-quatre termes solaires (二十四節気, Nijūshi Sekki) en trois périodes plus courtes d'environ cinq jours chacune. Par une observation attentive des plantes, des animaux et des phénomènes météorologiques, il saisit avec une remarquable finesse les transitions subtiles des saisons. Parmi ces micro-saisons, « Natsukarekusa Shōzu » est particulièrement évocatrice : elle marque à la fois l'approfondissement de l'hiver et le tout premier signe annonciateur du retour du printemps — une saison empreinte d'un espoir silencieux. Bien que les occasions de croiser la brunelle commune dans la vie quotidienne se soient aujourd'hui raréfiées, prendre un instant, à cette période de l'année, pour songer au fait que la vie commence déjà à frémir sous la surface pourrait offrir un regard nouveau sur le paysage hivernal.