Du 7 nov. 2026 au 11 nov. 2026, le terme solaire correspondant du Nijūshi Sekki (24 termes solaires) est 立冬(Rittou), et la micro-saison correspondante du Shichijūni Kō (72 micro-saisons) est 山茶始開(Tsubaki hajimete hiraku).
Que signifie « Tsubaki hajimete hiraku » (山茶始開) ?
« Tsubaki Hajimete Hiraku » (山茶始開, Les fleurs de thé des montagnes commencent à s'épanouir) est l'une des Shichijūni Kō (72 micro-saisons), le système traditionnel japonais qui divise l'année en phases saisonnières finement observées. Elle correspond à la première micro-saison du Rittō (立冬, Début de l'hiver), l'une des Nijūshi Sekki (24 termes solaires). Cette période s'étend généralement du 7 au 11 novembre environ et, comme son nom l'indique, marque le moment où les camélias sasanqua (sazanka) commencent à fleurir. Les Shichijūni Kō constituent un calendrier traditionnel qui divise l'année en 72 segments, chacun reflétant de subtils changements dans la nature. Né en Chine ancienne, ce système fut ensuite adapté et développé au Japon pour correspondre au climat et aux paysages singuliers du pays. Parmi ces micro-saisons, « Tsubaki Hajimete Hiraku » est particulièrement connue pour symboliser la transition entre la fin de l'automne et le début de l'hiver. Bien que le nom s'écrive avec les caractères « 山茶 », lus « tsubaki » dans cette micro-saison, le terme désignait à l'origine en Chine les camélias au sens large, englobant les plantes de la famille du thé. C'est pourquoi la lecture diffère de la fleur réellement associée à cette saison. Le camélia sasanqua (山茶花, « Camellia sasanqua ») est un arbre à feuilles persistantes de la famille du thé. On le confond souvent avec le camélia commun (椿, « tsubaki »), mais contrairement à ce dernier, qui fleurit généralement plus tard dans la saison froide, le sasanqua se distingue par sa floraison de l'automne jusqu'en hiver. Une autre caractéristique distinctive tient à la façon dont les fleurs tombent : le camélia commun chute en une seule pièce, tandis que les pétales du sasanqua se dispersent un à un. Célébré dans la chanson pour enfants bien-aimée Takibi (« Le feu de bois »), avec le vers « Sazanka, sazanka, saita michi » (« Des sasanquas, des sasanquas, le long du chemin en fleurs »), cette fleur est depuis longtemps un symbole familier de l'hiver qui approche pour le peuple japonais. La saison de « Tsubaki Hajimete Hiraku » coïncide avec la période où les matins et les soirs se font sensiblement plus froids et où soufflent les premiers vents glacés de l'hiver. Tandis que les arbres à feuilles caduques perdent leur feuillage et que le paysage revêt ses habits hivernaux, les fleurs blanc pur et rose tendre du sasanqua se détachent avec une élégance discrète. Leur présence gracieuse est souvent perçue comme un symbole de la beauté de l'hiver japonais. En cette période de l'année, alors que chacun se prépare à affronter les mois plus froids, c'est aussi l'occasion idéale de s'arrêter et d'apprécier les signes subtils du changement de saison dans le monde naturel qui nous entoure.